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Notes vagabondes - Page 3

  • Françoise Toullec - Dominique Fonfrède : Ça qui est merveilleux

    françoise toullecDu côté de chez Citizen Jazz, publication de Ça qui est merveilleux, une nouvelle collaboration entre la pianiste Françoise Toullec et sa complice chanteuse récitante Dominique Fonfrède.
    « Les improvisations de ces deux musiciennes ont été longuement retravaillées pour parvenir à un état plus construit ; elles font de Ça qui est merveilleux un objet musical très pensé et paradoxal à la fois, comme une ode au fugitif et à l’imprévisible ».

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  • Dave Liebman Expansions : Selflessness, the Music of John Coltrane

    dave liebmanDu côté de chez Citizen Jazz, publication de Selflessness, le sixième disque que le saxophoniste Dave Liebman consacre à son maître en musique, John Coltrane.
    « Cette musique, d’une humanité profonde, continue de creuser un sillon sans équivalent dans l’histoire du jazz. Dave Liebman sait tout ce qu’il lui doit ».

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  • Yves Rousseau : Alter Ego

    Pochette alter Ego.pngDu côté de chez Citizen Jazz, publication de Alter Ego, une œuvre composée par le contrebassiste Yves Rousseau, qu'il interprète avec l'Orchestre Régional de Normandie et le musicien burkinabé Oua-Anou Diarra.
    « Tout semble ici couler de source dans cette alliance harmonieuse entre musique traditionnelle d’Afrique et musique « classique » d’Europe ».

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  • Ceccarelli - Goualch - Imbert : Porgy & Bess

    Porgy and Bess.jpgDu côté de chez Citizen Jazz, publication de Porgy & Bess, une nouvelle visite rendue à l’œuvre de George Gershwin par le trio composé d'André Caccarelli, Pierre-Alain Goualch et Diego Imbert.
    « Le plus beau compliment qu’on puisse faire à ces trois musiciens serait peut-être de leur dire que, très vite, on en vient à ne plus penser à l’original ».

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  • L'Heure du Jazz n° 26 - Émission du 4 février 2022

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    Au programme du mois de février 2022 sur Radio Déclic, une Heure du Jazz consacrée à l'actualité du disque et un focus autour du nouveau disque d’Émile Parisien.

    ACH4TET : « Creepin », « Sign Sealed and Delivered » ; Laurent Bardainne & Tigre d'Eau Douce : « La vie la vie la vie » ; Daniel Erdmann & Christophe Marguet : « Tribu » ; Grégory Privat : « L'horloge créole » ; Bruno Tocanne & Didier Frébœuf : « Song for Whales » ; Sylvain Rifflet : « Sven Coolson » ; Yessaï Karapetian : « TI(M)ES ».

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  • Laurent Bardainne & Tigre d'Eau Douce : Hymne au Soleil

    laurent bardainneDu côté de chez Citizen Jazz, publication de Hymne au Soleil, le nouveau disque du saxophoniste Laurent Bardainne, entouré de son Tigre d'Eau Douce.
    « Une ode à la liberté vue à ras du sol, le nez dans la grisaille et la poussière de nos vies quotidiennes : on ne saurait trouver meilleure raison de s’envoler avec une ménagerie aussi endiablée ».

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  • Bruno Tocanne - Didier Frébœuf : Ça n’empêche pas le vacarme

    bruno tocanne, dider freboeufLe plaisir, toujours, de retrouver Bruno Tocanne et la force tranquille de ses suggestions. J’ai eu l’occasion de parler ici-même à maintes reprises de ce batteur dont l’exigence esthétique n’a d’égale qu’une volonté farouche d’ancrer son propos musical dans l’idée d’une célébration (les albums Libre(s) Ensemble et Over The Hills constituant deux repères essentiels de cette démarche). Son jeu, jamais invasif, est l’héritier d’un Paul Motian, ce maître qui figure sans doute au premier rang de ses figures tutélaires. Chez l’un comme chez l’autre, écoute, retenue et invention sont à l’œuvre pour dessiner des paysages changeants mais aux couleurs étincelantes, jamais clinquantes, où la notion de liberté va de pair avec l’idée d’une captation de l’instant au plus près des émotions.

    On avait laissé notre homme en bonne compagnie, celle de son ami Alain Blesing, pour l’album L’impermanence du doute, dont je m’étais fait l’écho dans les colonnes du magazine Citizen Jazz. Un duo, un de plus pour celui qui aura pratiqué cette formule à de nombreuses reprises : Catherine Delaunay, Jean-Paul Hervé, Henri Roger, Jean-René Mourot, Rémi Gaudillat… Une série sans faute qui poursuit son chemin avec Ça n’empêche pas le vacarme, enregistré avec le pianiste Didier Frébœuf que j’avoue avoir découvert avec ce nouveau disque paru sur le label IMR.

    Un duo donc, libre et offert aux vents doux d’une conversation se faufilant dans les moindres interstices d’une musique buissonnière, spontanée, ce qu’illustrent parfaitement les deux compositions qui ouvrent et ferment l’album : « L’avenir n’est plus ce qu’il était » et « Fake News ». C’est un dialogue de chaque instant qui s’instaure – l’écoute réciproque des deux protagonistes est un modèle du genre – pour une course un peu folle sur des chemins parfois sinueux mais ouverts à un chant profond et à la brise d’une découverte toujours possible. « Ghost Towns » illustre une présence mélodique mêlée de retenue, parsemée des éclats du piano et des éclairs des cymbales. L’échange entre les deux improvisateurs conteurs arbore parfois des nuances plus bruitistes (« On ne discute pas cuisine avec des anthropophages », « Saturation et All Over ») lorsque le piano préparé croise le chemin de cymbales et de peaux dont les crissements ne sont toutefois jamais des mises en garde. Une musique des libertés qui vient culminer à deux reprises par le truchement de thèmes signés Charlie Haden pour l’un (« Song For Whales ») et Didier Frébœuf pour l’autre (« Ça n’empêche pas le vacarme ») : ici la conversation devient délicate, piano et cymbales tombant en gouttes de pluie avant la montée en tension d’un thème assez majestueux ; là se dévoile une beauté harmonique poignante vibrant des échos restés proches du Liberation Music Orchestra.

    Conversation, liberté, chant, exploration, simplicité aussi de la forme – c’est la quasi nudité de deux instruments tout aussi mélodiques que rythmiques qui s’exprime ici, et au bout du compte le sentiment d’avoir ressenti au plus près la vibration née d’une excursion au grand air tout au long d’un chemin traversé par la lumière.

    Musiciens : Didier Frébœuf (piano) ; Bruno Tocanne (batterie).

    Titres : L’avenir n’est plus ce qu’il était (8:21) | Ghost Towns (5:22) | On ne discute pas cuisine avec un anthropophage (4:03) | Song For Whales (4:41) | Saturation et All Over (5:35) | Ça n’empêche pas le vacarme (7:44) | Fake News (8:08).

    Label : IMR (21 décembre 2021)

  • Théo Girard : Pensées Rotatives

    theo girardJe profite de la Une que Citizen Jazz consacre cette semaine à Théo Girard pour glisser ici quelques mots au sujet de ce contrebassiste dont j’apprécie particulièrement le travail (et si vous souhaitez en savoir un peu plus sur lui, n’hésitez pas à lire l’entretien que cet « orfèvre du temps » a accordé à mon camarade Franpi pour le compte du même magazine). J’ai découvert ce musicien assez récemment, c’était en 2019, lorsque mes oreilles avaient eu le privilège de se réjouir de Bulle, un disque enregistré en quartet avec Basile Naudet (saxophone alto), Antoine Berjeaut (trompette) et Sebastian Rochford (batterie). Ces deux derniers étant déjà de la partie sur 30YF, disque en trio paru l’année précédente. Ce petit rappel est nécessaire car le répertoire de 30YF constitue la source première de Pensées Rotatives, qui a vu le jour au mois de novembre dernier sur le label Discobole Records, fondé par Théo Girard et Stéphane Hoareau, son complice de Trans Kabar.

    Pensées Rotatives qui, je le dis au passage, aura été pour moi l’un des dix albums essentiels de l’année 2021, au moins pour ce qui concerne le jazz. Il était d’autant plus normal de l’évoquer que cet enregistrement live réalisé dans le cadre du Festival Jazz sous les Pommiers a vraiment de quoi vous faire tourner la tête. Imaginez un peu : le quartet est là, bien là. Mais très entouré, au sens propre comme au sens figuré. On pourrait presque dire cerné. Car c’est un grand ensemble qu’on retrouve en action, porté par un souffle puissant qui vient nous rappeler que Théo Girard garde bien en tête toute la force qui pouvait émaner de l’orchestre de Charles Mingus, ce dont il ne se cache pas, d’ailleurs : « C’est un vrai repère esthétique. J’ai beaucoup écouté sa musique dès mon plus jeune âge car Mingus Ah Um a été une des premières cassettes que j’aie eues. L’équilibre entre l’écriture et la place laissée à la fougue de ses interprètes m’inspire beaucoup. En tant qu’auditeur, j’adore être embarqué par ce genre de musique foisonnante ». Autour de la cellule essentielle que constitue la paire contrebasse – batterie, on ne compte pas moins de cinq trompettes, quatre saxophones alto et quatre saxophones ténor. Avis de tempête, donc ! Il faut savoir que pour ce concert, le quartet était installé au milieu du public tandis que les autres musiciens entouraient celui-ci. Tout l’intérêt de ce dispositif grand format et plutôt inédit était de créer la surprise pour offrir une recomposition des thèmes enregistrés par le trio (et un autre par le quartet) avec l’idée d’une mise en mouvement et d’une immersion sonore. C’est une conception passionnante de la musique vivante, impétueuse et soulevée par la somme des énergies individuelles au service d’un collectif d’une étonnante vivacité.

    Il faut l’admettre : même sur disque, format qui nous prive de cette dimension très particulière – une véritable plongée – qu’ont pu vivre les spectateurs en ce 31 mai 2019, la magie opère. Je recommande une écoute au casque ou, a minima, à fort volume sur un système sonore de qualité. C’est un voyage revigorant qui vous attend, vers une forme heureuse d’étourdissement, marqué par une pulsation constante et très charnelle (la complicité de Théo Gérard et Sébastian Rochford n’est pas un vain mot), tout au long duquel les solistes embrasent et embrassent l’espace dont ils disposent. Musique du mouvement, de l’explosion, de l’exultation. C’est là une création circulaire, qui vous donne le tournis sans jamais tourner en rond. Comprenne qui pourra !

    Parfois, les chemins se croisent avec beaucoup de grâce, du moins selon les critères par lesquels je définis cette dernière : ainsi, à la faveur de la parution de GLO par le musicien et chanteur Manuel Bienvenu dont je suis le travail depuis quelque temps (je ne saurais oublier la petite révélation que fut pour moi Amanuma), j’ai pu me réjouir de la présence de Théo Girard à ses côtés sur ce beau disque dont j’avais écrit la chronique au moment de sa sortie. L’an passé, j’ai pu retrouver le contrebassiste au sein de Le Deal, lorsque ce combo emmené par Florian Pellissier avait publié Jazz Traficantes, un enregistrement réalisé dans le mythique studio de Rudy Van Gelder. Et puis voilà qu’au fil de quelques échanges avec mon ami Emmanuel Borghi, j’ai appris tout récemment que le pianiste travaillait avec lui au sein d’un trio dont le batteur est par ailleurs Ariel Tessier. Je vais finir par croire que le monde de la musique est un univers dont certains circuits internes ont été pensés pour moi. À défaut de vérifier la véracité d’un tel système, je vais de ce pas m’étourdir une fois encore en compagnie de Théo Girard et ses Pensées Rotatives. Voilà qui fait un bien fou. Ébouriffant !

    Musiciens : Théo Girard (contrebasse, composition, direction), Antoine Berjeaut (trompette), Julien Rousseau (trompette), Simon Arnaud (trompette), Jérôme Fouquet (trompette), Nicolas Souchal (trompette), Basile Naudet (saxophone alto), Martin Daguerre (saxophone alto), Adrien Amey (saxophone alto), Raphaël Quenehen (saxophone alto), Théo Nguyen Duc Long (saxophone ténor), Morgane Carnet (saxophone ténor), Nicolas Stephan (saxophone ténor), Sakina Abdou (saxophone ténor), Sebastian Rochford (batterie).

    Titres : 1993 (7:53) | The 6th and the 7th Parts of the Cake (15:52) |Interlude (9:54) | La traversée du pont par le chameau (11:01) | Roller Coaster (7:47) | Tom & Jerry (11:49) | Waitinf for Ethiopia on a Bosphorus Bridge (10:44).

    Label : Discobole Records (5 novembre 2021)