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Disques - Page 4

  • Magma : Köhntarkösz toujours

    Magma - Kohntarkosz.jpgDu côté de chez Citizen Jazz, publication d'un texte consacré à Köhntarkösz, le disque de Magma par lequel je suis vraiment entré dans la musique du groupe.
    « Ce joyau discographique demeure mon préféré de Magma. Peut-être parce qu’il fut pour moi celui de la découverte (je n’ose parler d’initiation). Peut-être aussi parce qu’il est assez unique dans la discographie du groupe ».

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  • Thierry Eliez : Sur l'écran noir

    thierry eliezDu côté de chez Citizen Jazz, publication de Sur l'écran noir, un disque enregistré par le pianiste Thierry Eliez. Il est entouré, pour son hommage à Michel Legrand et Claude Nougaro, par quelques voix illustres
    « Thierry Eliez, de son côté, fait avec Sur l’écran noir sa déclaration à ces deux grands, sans faute de goût. Et l’on se dit que ses nuits blanches sont sans doute plus belles que bien de nos jours ! ».

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  • Éric Séva Triple Roots : Résonances

    eric sevaDu côté de chez Citizen Jazz, publication de Résonances, un disque enregistré par le saxophoniste Éric Séva , qui joue dans son trio Triple Roots avec Kevin Reveyrand (basse) et Jean-Luc Di Fraya (percussions, chant).
    « Éric Séva s’éprend une fois encore de liberté tout en pensant collectif. Il vient rappeler au passage qu’il est l’un des saxophonistes les plus attachants de sa génération, au ténor comme au soprano ».

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  • Bigre! et Célia Kameni : Tumulte

    bigre, Célia KameniAh, si ce qu’on nomme « variété » pouvait hisser des couleurs aussi riches et chatoyantes que celles de Bigre!, un grand pas en avant aurait été franchi sous nos latitudes chantantes un poil tristounettes. Ici, point d’ectoplasme bêlant autotuné, nulle rime ringarde façon CM2, les allitérations poussives sont proscrites et surtout, l’écrin musical est plutôt du genre haut de gamme, sous le lustre d’arrangements voluptueux aux petits oignons signés par des pointures parmi lesquelles on reconnaîtra quelques musiciens amis de The Amazing Keystone Big Band – Aloïs Benoit, Jon Boutellier et Bastien Ballaz pour ne pas les nommer – cette autre grande formation sœur dont l’un des trompettistes n’est autre qu’un certain Félicien Bouchot, heureux papa du dit Bigre! Ce musicien qu’on a connu dans un premier temps du fait de sa passion pour la musique des Balkans, s’est entiché et nourri voici quelques années de musique cubaine et a fait évoluer au fil des années ce qui est devenu un véritable collectif, un ensemble festif, se tournant de plus en plus – mais pas seulement – vers une expression qu’on pourrait classer dans la catégorie de la « chanson française » depuis que la chanteuse Célia Kameni en est, si vous me passez cette expression, la porte-parole. C’était déjà le cas pour Caramba !, le précédent album sorti fin 2016, une galette sur laquelle on pouvait savourer en particulier des reprises de Barbara, Édith Piaf, Jean Sablon ou Jacques Brel. Notons au passage que Célia Kameni s’illustre elle aussi souvent aux côtés du Keystone Big Band.

    Cette fois, Bigre! propose un septième rendez-vous discographique avec Tumulte et des compositions originales, le plus souvent sur des musiques de Félicien Bouchot, et des textes signés David Suissa, Loïc Lantoine, Willy Play, Barbara Frey, Sarah Mikovski. Du beau monde, inspiré et ludique, du neuf à 100 % et un répertoire qui, on nous le souffle au creux de l’oreille, aurait été écrit pour Célia Kameni en personne par des auteurs qui la connaissent ou plutôt croient la connaître. La chanteuse est rayonnante du début à la fin, sûre d’elle mais porteuse d’une assurance qui balance – voilà un bel exemple de ce qu'on nomme le groove – avec un naturel dont bien d’autres gagneraient beaucoup à s’inspirer. « C’est un disque qui parle de vie, de rencontres, de ruptures, d’amitiés, de fêtes et de défaites », explique Félicien Bouchot. Mais surtout, Tumulte est une magnifique invitation à se lever pour danser sur un rythme chaloupé imprimé par vingt-quatre musiciens en verve. Les poussées collectives sont impressionnantes de force souriante, les solistes tous habités du désir d’en découdre, mais toujours pacifiquement. Attention toutefois, c’est du sérieux, ces gens-là ne sont pas des amateurs ! Et je ne les complimente pas ainsi au seul prétexte que mon fils Pierre Desassis en fait partie, lui qui se fend au passage d’un chorus impétueux au saxophone alto sur « Ça m’ira ». Je souligne par conséquent avec plaisir les interventions respectives de Jean Crozat (« L’étoile filante »), Thibaut Fontana (« Nos fontaines de Trevi »), Romain Cuoq (« Demain »), Olivier Truchot (« Tu sais »), Fred Gardette et Yacha Berdah (« Bigre ! »). Plaisir démultiplié, soyez-en certains, l’union faisant la force.

    Tumulte est de ces disques porteurs d’une fièvre contagieuse qu’on peut en outre imaginer plaire à un large public. Cette musique est populaire au sens le plus noble du terme. En savourant cette cure de vitamines, on pourra oublier temporairement les distanciations et autres gestes barrières pour entrer dans la danse et faire un bout de chemin ensemble au rythme de la vraie vie.

    « Tu sais, demain, ça m’ira. L’étoile filante, nos fontaines de Trevi, je ne sais pas, c’est un vertige. Bigre, il pleut dans la lumière ». Tumulte, c’est toute une histoire !

    Musiciens : Célia Kameni (chant), Fred Gardette (saxophone), Pierre Desassis (saxophone), Romain Cuoq (saxophone), Thibaut Fontana (saxophone), Julien Chignier (saxophone), Aurélien Joly (trompette), Vincent Labarre (trompette), Yacha Berdah (trompette), Félicien Bouchot (trompette), Rémi Gaudillat (trompette), Thomas Le Roux (trompette), Sébastien Chetail (trombone), Loïc Bachevillier (trombone), Sylvain Thomas (trombone), Jean Crozat (trombone), Aloïs Benoit (trombone), Wendlavim Zabsonre (batterie), Nicolas Frache (basse), Francis Larue (guitare), Jonathan Volson (percussions), Isel Rasua (percussions), Jorge Mario Vargas (percussions), Olivier Truchot (piano, claviers). 

    Titres : C’est un vertige | Ça m’ira |L’étoile filante |Je ne sais pas |Nos fontaines de Trevi | Demain |Tu sais |Il pleut dans la lumière |Bigre!

    Label : PIM.

  • Alban Darche : Le Gros Cube #2

    alban darcheCube, Orphicube, Gros Cube… La géométrie d’Alban Darche décline une fois encore le chiffre trois pour notre plus grand plaisir. Plus que jamais, le saxophoniste voit grand en mettant sur pieds une formation aux dimensions XXL qui a des allures de fête. Rendez-vous compte : dix-sept musiciens, soit… trois de plus que dans la formule du premier Gros Cube et, quand on y songe, un nombre premier, s’il vous plaît. Premier, comme le talent conjugué de ces experts parmi lesquels on retrouve une bonne partie de sa garde rapprochée, en particulier un autre trio, Clover (Jean-Louis Pommier et Sébastien Boisseau), la cellule fondatrice du label Yolk sur lequel sort ce luxuriant Gros Cube #2. Ce big band généreux affirme en outre son envergure internationale puisqu’on peut y repérer par exemple l’Américain Jon Irabagon au saxophone alto ou bien encore l’explorateur helvète Samuel Blaser au trombone. Le casting est impressionnant et la musique ne l’est pas moins.

    Avec ce qu’il présente comme une formule à l’américaine (cinq saxophones, quatre trompettes, trois trombones et un tuba propulsés par une rythmique piano, guitare, contrebasse et batterie), Alban Darche, dans un grand élan de gourmandise, pousse encore un peu plus loin le bouchon de ses rêves, lui dont la musique expressive veut allier exigence et limpidité : « Ce qui m’intéresse, c’est passer du familier au déroutant, offrir du déroutant qui sonne classique. Proposer des couleurs dans un paysage familier ou bâtir un paysage complexe avec des couleurs pourtant évidentes ». Le Gros Cube #2, pour ambitieux qu’il soit tant du point de vue de sa constitution que des objectifs que lui assigne son leader, est un pari audacieux – car il est assez fou d’échafauder, en nos temps épidémiques et de rigueur économique appliquée à un consensus mou, de telles formations qui seront considérées, soyons-en certains, non sans perplexité par les programmateurs du fait de leurs dimensions excessives – qui réjouira toutes les oreilles avides de ce jazz vibratoire qui s’offre comme un splendide voyage au pays du souffle et de la générosité.

    Ce grand ensemble sonne avec l’élégance majestueuse que suppose sa texture instrumentale, en préservant les qualités qui font la musique d’Alban Darche, « populaire et intelligente », pour reprendre les propos d’un de mes chers camarades de Citizen Jazz. Quiconque connaît un peu le travail du saxophoniste sait à quel point ses compositions (c’est lui qui les signe toutes et les arrange) peuvent suggérer d’innombrables images en couleurs ou en noir et blanc, alternant motifs joyeux et nostalgiques. Comme un fil rouge amoureux tendu en permanence entre hier, aujourd’hui et demain.

    Faut-il ajouter au constat de cette réussite collective que les solistes nous régalent d’interventions généreuses et habitées ?

    Musiciens : Jon Irabagon (saxophone alto) ; Loren Stillman (saxophone alto) ; Alban Darche (saxophone ténor) ; Matthieu Donarier (saxophone ténor ; clarinette) ; Rémi Sciuto (saxophone baryton ; flûte) ; Joël Chausse (trompette) ; Geoffroy Tamisier (trompette) ; Jean-Paul Estiévenart (trompette) ; Olivier Laisney (trompette) ; John Fedchock (trombone) ; Jean-Louis Pommier (trombone) ; Samuel Blaser (trombone) ; Matthias Quilbault (tuba) ; Marie Krüttli (piano) ; Gilles Coronado (guitare) ; Sébastien Boisseau contrebasse) ; Christophe Lavergne (batterie). 

    Titres : À la bougie | Ping-Pong |Arcane XV – Le diable | Arcane XVIII – Le soleil |Le mort joyeux | Beauty and Sadness II |Le chemin (vertueux) |L’oiseau qu’on voit chante sa plainte |Arcane XXII – Le mat | Le cercle.

    Label : Yolk Records.